Du 9 août au 29 septembre 1985, le journal LE MONDE a mis 24 fois sur sa couverture un article traitant de l’affaire Greenpeace qui a explosé au nez du gouvernement après l’attentat du Rainbow Warrior au cours duquel mon ami Fernando Pereira est décédé.
Soit un titre en première page tous les deux jours, ENORME…
C’est avec beaucoup d’émotion que je retrouve dans mes archives personnelles cette grosse liasse de journaux que mon père avait collectionné à mon attention. A cette époque, j’étais en effet dans l’océan Pacifique en mission pour Associted Press à suivre au plus près les conséquences de cette affaire d’État qui allait rapidement rentrer dans les livres d’histoire.
Ce périple en haute mer m’a mené en 53 jours de Curaçao à la Nouvelle-Zélande en passant par Moruroa pendant que Mitterrand jouait sa couronne.
On a en effet par la suite observé que le mandat et la survie politique du président de la République avaient été sauvés par le silence de l’Amiral Lacoste. Bien que viré comme un bandit de grand chemin, Lacoste a en effet attendu la mort de son ancien chef pour écrire, en 1997, comment Mitterrand avait validé l’opération de la DGSE dans son bureau de l’Élysée le 15 mai 1985.
Une information qui se serait avérée léthale pour François Mitterrand quelques années plus tôt…