LA PLANÈTE BRULE et les chats gardent la ligne de train 785 qui reliait Pont de Dore à Darsac.
Ouverte en 1902. Fermée en 1971 pour les voyageurs et en 1992 pour les marchandises, cette voie ferrée comme tant d’autres n’a pas survécu au grand massacre du réseau ferroviaire français.
À son apogée, ce réseau faisait 65 000 km. Agrandi, modernisé, ce service qui aurait dû rester « un service public » (c’est à dire, un moyen de transport au service de tous) nous aurait permis d’y faire rouler des trains cadencés comme des métros, et de vivre sans camions et avec beaucoup moins de voitures.
Cette destruction planifiée restera comme le plus gros gaspillage de moyens logistiques de l’histoire de France.
Par ces temps de réchauffement climatique qui s’accélère sous les coups de boutoir de nos modes de vie suicidaires, cette mise à mort du transport ferroviaire est le symbole de nos échecs. Le train est en effet, avec le transport fluvial, le seul moyen de masse qui aurait pu nous permettre de réduire efficacement nos émissions de carbone comme la France s’y était engagée en signant l’accord de Paris sur le climat de 2015.
Des résolutions politiques trop fragiles qui ont depuis été balayées par les égoïstes actionnaires-prédateurs des bourses capitalistes et leurs cohortes de larbins-consommateurs aux neurones arasés par les messages publicitaires générés par le gang des milliardaires.
Seules des contraintes fortes pourraient encore sauver quelques meubles. Alors, l’interdiction de rouler aux voitures qui ne transportent pas de passagers, c’est pour quand ?
Belle apocalypse climatique, dans l’Aude et ailleurs.
Ma photo : Chat sur l’embranchement condamné de la voie ferrée 785. Pont de Dore, Puy-de-Dôme, 27 juillet 2025